PROTHESE1

Cette intervention s’adresse aux femmes qui trouvent leur poitrine trop petite.
Il peut s'agir d’une absence de développement de la glande mammaire congénitale plus ou moins importante (agénésie ou hypoplasie) ou d’une perte de volume suite à un amaigrissement ou à une grossesse.
Cette petite poitrine peut avoir une forme normale, asymétrique (pas toujours corrigible) ou ptosée (tombante).

 

 

AVANT L’OPÉRATION DE PROTHESES MAMMAIRES

 

Choix de la prothèse


Très important pour assurer la réussite de l’opération, le choix de la prothèse se fera lors des consultations préopératoires en fonction de vos désirs et de votre morphologie.
Le choix d’une prothèse se fera sur 3 principaux critères :


Le contenu : Toutes les prothèses mammaires ont une enveloppe en silicone (lisse ou texturée, rugueuse) qui peut être remplie soit de sérum physiologique (très peu utilisé depuis 2001 en raison des dégonflements fréquents des prothèses), soit de silicone : L’ancien silicone était un silicone très liquide et on lui reprochait en cas de rupture de l’enveloppe de pouvoir diffuser hors de celle-ci. Il a été abandonné. Le nouveau gel de silicone est un gel « cohésif », c'est-à-dire qu’en cas de rupture il reste compact et ne risque pas de diffuser. C’est celui qu’on utilise actuellement.


La forme : Les prothèses peuvent avoir une forme ronde ou dite «anatomique» (en goutte d’eau), qui donne des résultats intéressants dans certains cas (seins quasi inexistants, reconstruction mammaire, seins légèrement ptosés...). Cependant, ces implants sont un peu plus fermes car le gel est un peu plus dur et présentent un risque de rotation qui peut modifier la forme de sein et justifier d’une ré-intervention.


Le volume de la prothèse (et donc de la future poitrine) sera à déterminer en fonction des essais qui seront réalisés au cabinet. A taille égale, il est possible de mettre une prothèse à projection basse, moyenne ou haute (le sein sera alors plus « projeté»). Entre deux tailles, une prothèse un peu moins grosse et moins projetée aura un résultat plus naturel.
Un nouveau type de prothèse est sur le marché depuis quelques années. es prothèses recouvertes de mousse de polyuréthane. Elles semblent intéressantes pour diminuer le risque de rotation (prothèses anatomiques) et de coque rétractile ;leur utilisation semble interessante mais pour l’instant le recul en France est limité .

 

 

 

Choix de la cicatrice

Si la forme du sein est normale et l’aréole en bonne position, on aura le choix entre 3 cicatrices :

  • Sous mammaire (dans le sillon situé sous le sein), intéressante si le sein est un peu tombant.
  • Hémi aréolaire inférieure, impossible si l’aréole est trop petite ou axillaire (dans la zone pileuse).
  • Si le sein est ptôsé (tombant), il faudra parfois accepter une cicatrice plus importante car la simple mise en place de la prothèse ne permet généralement pas de retendre l’excès de peau: il faudra éventuellement associer une plastie mammaire (voir chapitre ptose mammaire). 

 

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Choix de la position de la prothèse mammaire


2 positionnements de la prothèse sont possibles:

 

  • Rétroglandulaire : les prothèses sont situées directement derrière la glande et sous la peau.
  • Rétromusculaire : les prothèses sont situées plus profondément, en arrière du muscle grand pectoral:
    plus douloureux mais donnant un aspect plus naturel.
  • Une nouvelle technique dite du « double plan » (dual plane) qui consiste à mettre la partie haute de la prothèse derrière le muscle et la partie basse derrière la glande est intéressante dans certains cas (ptose associée).

 

L’opération de prothèses mammaires

 

  • Type d'anesthésie : Habituellement générale.
  • Durée opératoire : En fonction du type de prothèse mammaire, et de l'association éventuelle à une plastie mammaire, l'intervention peut durer entre 1 et 2 heures.
  • Le principe de l’opération est, après avoir décollé le muscle (ou la glande) par une des 3 incisions possibles, de confectionner une loge la plus précise possible ou sera introduite l’implant mammaire.
  • Un drainage est mis en place (retiré en général le lendemain).
  • Les sutures sont réalisées au fil résorbable et il n’y a pas de points à retirer.

SEINS1

 

APRÈS L’OPÉRATION D’IMPLANTS MAMMAIRES

 

  • Généralement, une hospitalisation de 24 heures est nécessaire.
  • Les premières heures qui suivent l’intervention de prothèses mammaires sont généralement marquées par des douleurs assez importantes qui nécessitent au début des calmants par voie veineuse puis par voie orale à votre domicile pendant 3 à 10 jours.
  • Les pansements sont à renouveler 1 à 2 fois par semaine pendant 15 jours.
  • Il ne faudra pas faire d’effort avec les bras (muscles pectoraux) pendant le premier mois et ne pas conduire pendant 15 jours. Le 1er mois, un soutien gorge et une sangle spéciale seront à porter nuit et jour afin de bien positionner l’implant mammaire.
  • La récupération physique est variable d'une patiente à l'autre mais un minimum de 5 jours de repos est tout de même souhaitable pour reprendre une activité peu astreignante. Pour un travail physiquement plus éprouvant (surtout s'il demande des efforts avec les bras), il vaut mieux prévoir au moins 3 à 4 semaines d'arrêt. Au bout d’un mois, il est possible de reprendre une activité tout à fait normale et tous les mouvements seront autorisés.
  • L’aspect définitif sur le volume et sur la forme du sein  est obtenu en 2 à 3 mois. Les cicatrices ne commenceront à s'atténuer qu'après le 6e mois, pour n'atteindre leur aspect définitif qu'après 1 à 2 ans.
  • Les suites et éventuelles complications des prothèses mammaires vous seront détaillées par le Dr COURBIER durant la consultation et dans les documents qui vous seront fournis.

 

La coque

 

La coque est une réaction normale de l’organisme qui va créer une membrane autour de la prothèse mammaire pour l’isoler. Cette coque est même nécessaire pour éviter que la prothèse ne se déplace (c’est la raison pour laquelle, il faut éviter les grands mouvements tant qu’elle n’est pas formée). Généralement, elle est fine, donnant aux seins un contact souple et naturel; Exceptionnellement avec les nouvelles prothèses, elle peut être épaisse (coque rétractile) rendant le sein plus dur et moins naturel. Dans certains cas très rares, on peut être amené à ré opérer pour casser cette coque.

 

Durée de vie de la prothèse mammaire

 

Il n’existe pas à l’heure actuelle de prothèse mammaire définitive que l’on garde toute la vie. Comme toutes les prothèses utilisées en chirurgie, la prothèse mammaire va s’user avec le temps et devra un jour être changée. Avec les implants au sérum physiologique, le phénomène est rapidement objectivé par une diminution du volume du sein (dégloflement de la prothèse). Pour les implants en silicone, c’est souvent un contrôle mammographique qui fait le diagnostic.

La date du changement sera fonction de la surveillance réalisée à l’aide d’une mammographie numérisée tous les 2/3 ans.

 

quoteMon avis

L’augmentation mammaire par prothèses est une excellente intervention qui peut changer sa vie et permet de se sentir plus féminine. Le choix du type et du volume de l’implant est capital et il ne faudra pas hésiter à revenir plusieurs fois en consultation préopératoire pour voir celui qui vous convient le mieux.

Si le sein n’est pas tombant la cicatrice ne pose généralement pas de gros problème; en cas de ptose importante il faudra par contre accepter des cicatrices plus importantes.

 

Il est capital d’être très prudente le 1° mois, tant que les prothèses ne sont pas fixées, pour ne pas risquer de les déplacer.

 

Voir la fiche d'intervention (fiche info SOFCPRE)

 

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